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Arnaques aux faux gendarmes : la Police cantonale met en garde les Combiers

Les arnaques aux faux policiers gagnent du terrain dans le Nord vaudois. La Police cantonale explique les méthodes des escrocs et les signaux d’alerte à connaître pour se protéger.


Les arnaques aux faux policiers se multiplient dans le canton de Vaud, y compris dans le Nord vaudois. Gilles Perruchoud, chargé de prévention à la Police cantonale, détaille pour VDJ360 les méthodes utilisées, les signaux d’alerte et les réflexes essentiels pour éviter de tomber dans le piège.

Un mode opératoire bien rodé

Les escrocs utilisent aujourd’hui une technique particulièrement sophistiquée : l’appel d’un faux policier, souvent via un numéro usurpé grâce au spoofing*. Le scénario est toujours le même : l’interlocuteur prétend enquêter sur un cambriolage, un piratage imminent ou une transaction frauduleuse.

Il annonce ensuite qu’un « collègue » passera au domicile pour mettre les biens en sécurité. Ce coursier, toujours en civil, tente alors de dérober bijoux, argent liquide, cartes bancaires et codes, afin d’effectuer des retraits frauduleux.

Selon Gilles Perruchoud, ces coursiers sont en lien direct avec leur commanditaire pendant toute la visite, ce qui rend l’arnaque particulièrement efficace.

Des victimes ciblées : les aînés en première ligne

La Police cantonale observe que les escrocs visent prioritairement les personnes âgées. Un public perçu comme plus vulnérable, plus confiant, et parfois moins familiarisé avec les techniques de fraude modernes.

Les signaux d’alerte à reconnaître immédiatement

Pour Gilles Perruchoud, un principe simple doit guider les habitants : toute sollicitation mêlant urgence et argent est suspecte. Bijoux, cash, comptes bancaires, codes… dès qu’un inconnu évoque ces éléments, l’alarme doit sonner. Ces arnaques reposent sur la pression psychologique et la peur d’un danger imminent.

Les bons réflexes à adopter

Face à un appel ou une visite douteuse, la Police cantonale recommande :

  • Ne jamais rappeler le numéro utilisé par l’escroc.
  • Composer soi-même le 117 ou le numéro officiel du poste de gendarmerie pour vérifier la situation.
  • Ne pas ouvrir la porte à une personne se présentant comme envoyée par la police.
  • Contacter immédiatement la police via les numéros officiels.

Ces gestes simples permettent d’éviter la plupart des tentatives.

Le message clé : méfiance et vérification

« Toute sollicitation non provoquée doit allumer vos alarmes », insiste Gilles Perruchoud. Si une notion d’urgence ou d’argent apparaît, il est presque certain que vous êtes la cible d’une arnaque.

Avant d’accepter un rendez-vous ou de laisser entrer quelqu’un, il faut vérifier auprès du 117 ou d’un gendarme en uniforme.

Des cas recensés chaque semaine dans le Nord vaudois

La Police cantonale confirme que plusieurs tentatives par semaine sont signalées dans la région du Nord VD. La Vallée de Joux n’est donc pas épargnée par ce phénomène en pleine expansion.

Comment signaler une tentative ou une escroquerie ?

En cas de tentative :

  • Appeler immédiatement le 117
  • Donner la description de l’auteur, son moyen de locomotion et sa direction de fuite

En cas d’escroquerie réalisée :

  • Déposer plainte auprès de la Police cantonale

Les arnaques aux faux gendarmes se perfectionnent et se multiplient. La meilleure protection reste la vigilance : ne jamais agir sous pression, vérifier systématiquement les informations, et contacter la police via les numéros officiels. La prévention passe par une règle simple : si quelqu’un vous parle d’argent ou d’urgence, c’est presque toujours une arnaque.

*Usurpation d’un numéro ou d’une identité pour faire croire qu’un appel ou message vient d’une source officielle

Carmen Mora