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L'été à la Vallée de Joux News Savoir-Faire Thème du mois

L’ÉTÉ EN TERRASSE

Entre L’Abbaye et le Lieu en passant par Le Pont, le bord du Lac de Joux offre sept restaurants et autant de terrasses.

Rien de mieux que de casser la croûte sous le soleil, en plein air, avec un joli paysage à se mettre sous les yeux. Le Lavaux a ses terrasses viticoles, Lausanne ses effervescentes rues pavées et/ou piétonnes. Quant à la Vallée de Joux, elle offre plusieurs terrasses pittoresques, avec vue sur son fameux lac et les mets de poissons qui en sont tirés. Coup de projecteur, tout autour du Lac.

L’été est arrivé en la Haute et Basse Combe. Enfin. Entre L’Abbaye et le Lieu en passant par Le Pont, le bord du Lac de Joux offre sept restaurants (dont cinq avec hébergement) et autant de terrasses.

Dès qu’il faut beau

Comme beaucoup d’activités à la Vallée de Joux, la restauration dépend de la météo, apparemment plus que des restrictions sanitaires. Dès qu’il fait beau et surtout en week-end, le bout du lac côté Vallorbe est noir de monde et ses terrasses également. «Même s’il fait frais, les clients apprécient d’être au grand air, avec la proximité du lac», observe Estelle, à l’accueil de l’Hôtel Restaurant la Truite. Les cols, obligatoires pour accéder à cette vallée d’altitude favorisent les motards. «Le matin, ils s’arrêtent pour un café, dès le midi pour boire ou manger une pizza vers quinze heures», note Yaël, serveur à la Brasserie des Combières, dans le village du Pont. A ceux-ci s’ajoutent les cyclistes et les randonneurs; tous apprécient la beauté de la région, son calme et sa taille humaine. Le tourisme intra-helvétique a pris l’ascenseur, Alémaniques et Tessinois représentent entre un tiers et une moitié de la clientèle, une évolution entamée avant le Covid mais qui s’est fortement accentuée depuis. Nos sept restaurateurs répondent à cet afflux avec des équipes renforcées.

Produits locaux

Les restaurants de L’Abbaye, du Pont, du Lieu et des Charbonnières ne proposent pas à proprement parler une carte spéciale été, mais plutôt une cuisine saisonnière, selon les arrivages. La féra, la truite et les brochets du lac voisin sont à la fête. Le lac de Joux compte en effet deux pêcheurs professionnels, pour quelque cent vingt à l’échelle romande. C’est du poisson local que les touristes, habitués aux poissons de mer, viennent en particulier goûter. Celui- ci se mange poêlé, fumé ou mariné, en grosse pièce ou en filet, à la meunière, au vin ou au beurre.

La perche est aussi présente mais plus rare; les restaurateurs complètent avec des produits du Valais notamment. Le saumon, fatalement, vient de plus loin.

Baies et autres fromages

Beurre, crème, œufs et fromages sont aussi livrés aux restaurateurs par les alpages et laiteries voisins, dont une partie sont visibles depuis les terrasses mêmes. Les escargots, une industrie lancée aux Charbonnières à la fin du siècle passé au village, sont aussi à la carte suivant où. Plusieurs enseignes concoctent encore leurs mets avec des baies cueillies dans la montagne et autres champignons dans l’intersaison.

L’été est arrivé en la Haute et Basse Combe, disions-nous. On ne sait pas pour combien de temps, mais même la pluie n’a pas empêché la clientèle de s’arrêter, quand leurs vacances étaient déjà réservées. «Cinquante cyclistes se sont arrêtés pas plus tard qu’hier», conclut Marc Rochat à L’Hôtel- Restaurant du Cygne.