Vols par effraction, repérages opportunistes et cybercriminalité : les entreprises de La Vallée de Joux doivent aujourd’hui composer avec des risques variés. Gilles Perruchoud, chargé de prévention à la Police cantonale, détaille pour VDJ360 les menaces actuelles, les bonnes pratiques et les réflexes essentiels pour renforcer la sécurité.
Des risques en hausse : patrimoine et cybersécurité en première ligne
Les entreprises locales sont principalement confrontées à des délits liés au patrimoine : vols par effraction, intrusions ciblées, repérages autour des bâtiments.
À cela s’ajoute une menace croissante : la cybercriminalité, avec des tentatives de piratage, des demandes de rançon ou des escroqueries par usurpation d’identité. Selon Gilles Perruchoud, toutes les entreprises ne sont pas exposées au même niveau, mais la vigilance numérique doit désormais faire partie du quotidien.
Intrusions et repérages : une réalité dans la région
Interrogé sur la situation locale, Gilles Perruchoud confirme que des tentatives d’intrusion et de repérage ont été observées dans les entreprises de la région. Les auteurs agissent souvent de manière opportuniste, en évaluant :
- la structure du bâtiment,
- les possibilités d’accès,
- les issues de fuite,
- le temps d’intervention de la police.
Leur matériel varie du simple outil manuel à des équipements sur batterie, voire alimentés par petite génératrice pour les sites plus sensibles.
Procéder à une introspection de sécurité : la première étape
Pour les PME comme pour les grandes manufactures, la Police cantonale recommande une démarche structurée :
- Évaluer les risques : menaces, vulnérabilités, organisation interne.
- Analyser l’enveloppe bâtimentaire : accès, périmètre, points faibles.
- Réaliser un audit de sûreté ou, au minimum, solliciter un conseil en sécurité auprès de la Police cantonale.
Cette introspection permet de corriger les vulnérabilités avant qu’elles ne soient exploitées.
Cybersécurité : un enjeu devenu incontournable
La Police cantonale insiste : la cybersécurité n’est plus un sujet secondaire. Les entreprises doivent renforcer :
- la protection des accès informatiques,
- la vigilance face aux demandes de virement,
- la détection des tentatives d’usurpation d’identité,
- la formation du personnel aux risques numériques.
Les attaques peuvent viser des données, des systèmes ou des flux financiers. Une analyse des risques numériques est donc indispensable.
Le rôle du personnel : vigilance et sécurité personnelle
En cas de situation suspecte, les collaborateurs doivent adopter des réflexes simples :
- protéger leur intégrité physique,
- appeler immédiatement le 117,
- transmettre des informations utiles : description, direction de fuite, comportement observé.
Ces gestes permettent aux intervenants d’orienter rapidement leurs recherches.
Une collaboration étroite avec les entreprises locales
La Police cantonale travaille en lien direct avec :
- le poste de gendarmerie de la région,
- le chargé de prévention, sollicité pour des conseils ou des analyses spécifiques.
Cette collaboration permet d’adapter les mesures de sécurité aux réalités locales.
Messages clés pour les responsables d’entreprises
Gilles Perruchoud résume les priorités :
- S’informer via les ressources officielles pour suivre l’évolution de la criminalité.
- Évaluer régulièrement son concept de sûreté : ne pas rester sur des acquis.
- Renforcer l’enveloppe bâtimentaire et corriger les vulnérabilités identifiées.
- Solliciter la Police cantonale pour un éclairage professionnel sur les points critiques.
La sécurité des entreprises de La Vallée de Joux repose sur une combinaison de vigilance, d’analyse et de collaboration. Face à des risques variés - du vol par effraction à la cybercriminalité - les responsables doivent adopter une approche proactive : évaluer, renforcer, former et s’informer. La Police cantonale rappelle que la prévention reste la meilleure protection, et que chaque entreprise peut réduire significativement son exposition en mettant à jour son concept de sûreté.
Carmen Mora