Pour marquer ses 125 ans, l’École technique de la Vallée de Joux a offert trois journées de festivités mêlant patrimoine, retrouvailles et vision d’avenir. Entre exposition historique, portes ouvertes, gala officiel et soirée des anciens, l’institution a célébré un siècle et quart de formation technique au cœur de La Vallée.
Jeudi 7 mai : une première journée entre mémoire et projection
Un vernissage pour raconter 125 ans d’histoire
Les festivités ont débuté à la Galerie de l’Essor avec le vernissage de l’exposition commémorative imaginée par Frédéric Schütz et Claire Brizon, mise en forme par Caroline Moriceau.
Fruit d’un important travail d’archives et de sélection d’objets, elle retrace l’évolution de l’école depuis 1901. « Rendre visible, compréhensible et accessible la trajectoire de l’ETVJ, valoriser son patrimoine et rendre hommage aux femmes et aux hommes qui l’ont construite », a rappelé le directeur.
La scénographie, claire et structurée, met en lumière les transformations pédagogiques, techniques et organisationnelles de l’institution, ainsi que les entreprises partenaires et les générations d’élèves qui ont façonné son identité.

Une école ouverte et vivante
Le public a ensuite rejoint le site de l’école pour découvrir les nouveaux pavillons, des capsules vidéo, une exposition de haute joaillerie et les plumes commémoratives créées pour l’occasion.
Frédéric Schütz a souligné la continuité entre passé et présent : les projets actuels prolongent une dynamique engagée depuis plus d’un siècle, toujours en lien étroit avec les besoins de l’industrie.
Un gala pour célébrer l’héritage et l’avenir
Le soir, 200 invités ont pris place dans la cantine temporaire installée sur le terrain du Centre sportif.
Le repas a été ponctué d’interventions du mentaliste Nicolas Burri, avant la distribution des plumes commémoratives.
Les discours ont mis en avant gratitude, transmission et vision.

Michele Fazzone, président du Conseil d’école, a évoqué son propre parcours : « Ce stage a tout changé pour moi. Pendant six années, j’ai eu la chance inouïe de me former ici. » Il a rappelé le projet d’extension du campus, qui doublera la surface de l’école d’ici 2031.
Isabelle Moret, conseillère d’État, a souligné l’ancrage industriel de l’école : « L’ETVJ n’est pas une école à côté de l’industrie. C’est une école avec l’industrie, et osons le dire, une école pour l’industrie. »
Les trois directeurs présents, Lucien Bachelard, Fabien Graber et Frédéric Schütz, ont incarné la continuité humaine de l’institution, rappelant chacun à leur manière l’importance des femmes et des hommes qui font vivre l’école.

Cette première journée a posé le décor : une école fière de son histoire, ancrée dans son territoire, et résolument tournée vers l’avenir.
Par Carmen Mora