Thierry Bovay : « Construire une marque territoriale qui durera 30 ans »
Après cinq ans de développement, la plateforme VDJ360 entre dans une phase de consolidation, tandis qu’un chantier d’envergure s’ouvre avec la création d’une marque territoriale pour la Vallée de Joux.
Nommé chef de projet au 1er avril, Thierry Bovay prend la direction de VDJ360 à un moment charnière : après cinq ans de développement, la plateforme entre dans une phase de consolidation, tandis qu’un chantier d’envergure s’ouvre avec la création d’une marque territoriale pour la Vallée de Joux. Un projet structurant, pensé pour fédérer l’économie combière et renforcer son rayonnement.
VDJ360 : un média économique devenu pilier régional
Pour Thierry Bovay, la mission de VDJ360 est clairement définie : promouvoir et valoriser le savoir-faire de la Vallée de Joux, dans toute la diversité de ses filières. Il distingue deux grands axes :
- les entreprises orientées B2B, notamment la microtechnique, la sous-traitance et l’horlogerie
- les entreprises tournées vers le public final : artisans, commerçants, PME du terroir, filières bois, lait et gastronomie.
VDJ360 s’est imposé comme l’un des trois médias structurants de la région, aux côtés de Val TV et de La Feuille. La plateforme joue un rôle d’agrégateur, mêlant contenus propres et contributions des autres médias, avec une vocation assumée : mettre en lumière les compétences économiques locales.

Après cinq années d’existence, l’enjeu est désormais de consolider les acquis : poursuivre les actions qui fonctionnent (comme les bons cadeaux) affiner les formats, renforcer l’identité visuelle et optimiser la diffusion.
Une ambition nouvelle : la marque territoriale
Le cœur du mandat confié à Thierry Bovay réside dans un chantier d’une tout autre ampleur : concevoir et déployer une marque territoriale pour la Vallée de Joux. Un projet qu’il décrit comme « incroyable » et pensé pour durer plusieurs décennies.
Unifier les forces économiques sous une bannière commune
L’objectif est de rassembler les grandes entreprises, les PME, les artisans et les commerçants autour d’une identité partagée, capable de :
- renforcer la visibilité du territoire,
- valoriser ses compétences,
- créer un cercle vertueux entre les acteurs économiques,
- porter une vision commune à long terme.
La marque territoriale ne sera pas un simple logo : elle devra incarner des valeurs, une identité, un récit collectif. « Si on veut qu’elle dure, il faut soigner les fondations », insiste-t-il.
Une méthode participative
Le projet est initié par la SIC et l’ADAEV, avec un pilotage associant comités, groupes de travail et panels représentatifs. Thierry Bovay souhaite élargir encore cette dynamique : impliquer les entreprises, confronter les idées, faire émerger une vision partagée. Des experts externes pourraient être sollicités pour garantir un regard professionnel sur la construction de la marque.
Un calendrier déjà balisé
- 2026 : définition des valeurs, enjeux et contenus.
- Début 2027 : création du nom, du logo, de la charte graphique et des outils.
- Rentrée 2027 : lancement du déploiement.
- 2028–2029 : premier bilan et entrée dans un second cycle.
Financement, gouvernance et défis structurels : un modèle à consolider pour VDJ360
La plateforme existe grâce à l’engagement des communes, du canton et de partenaires institutionnels comme la Fondation Paul-Édouard Piguet. Ce modèle fonctionne, mais reste dépendant de quelques acteurs clés.
Pour la marque territoriale : une mobilisation indispensable de l’économie locale
La base de financement est assurée par les communes et le canton, mais le projet ne pourra avancer sans l’implication financière et stratégique des entreprises combières. Audemars Piguet et la Fondation Paul-Édouard Piguet ont déjà joué un rôle important dans VDJ360 ; d’autres PME devront désormais rejoindre l’effort.
Indépendance éditoriale et utilité publique
VDJ360 conserve sa ligne : valoriser les filières économiques sans se substituer aux choix éditoriaux des autres médias. La marque territoriale assumera une vocation plus clairement promotionnelle, ce qui clarifie la frontière entre les deux projets.
Un défi technique et linguistique
Le développement futur devra intégrer :
- l’évolution de la plateforme web,
- le référencement et les réseaux sociaux,
- la question du multilinguisme, notamment l’anglais, indispensable pour certaines filières.
Thierry Bovay se montre prudent sur l’usage de l’intelligence artificielle : utile pour l’archivage, mais pas pour les contenus à forte valeur humaine.
«Une marque territoriale n’a de sens que si elle est portée par celles et ceux qui font vivre La Vallée »
-Thierry Bovay
Pour Thierry Bovay, la réussite du projet dépendra d’un facteur essentiel : l’implication des acteurs économiques et des habitants. Il souhaite que chacun puisse contribuer à la définition des valeurs, des objectifs et des priorités de la future marque.
« On ne crée pas une marque territoriale parce que c’est tendance. On la crée parce qu’elle répond à un besoin, parce qu’elle porte une vision, et parce qu’elle doit durer. »
par Carmen Mora
pour Vallée de Joux 360