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Le Conseil fédéral s’est arrêté à La Vallée

Retour en images, en texte et en impressions sur une visite historique des exécutifs fédéraux et cantonaux in corpore en la Haute Combe, le 1er juillet.

L’excursion 2021 du Conseil fédéral a eu lieu les 1er et 2 juillet dans le canton de Vaud. Il est de tradition que le Président de la Confédération invite ses collègues sur ses terres cantonales. Guy Parmelin a ainsi concocté un programme centré sur les régions périphériques, porteuses de dynamisme économique et d’innovation, les départements mêmes dont il s’occupe.

VISITE HORLOGÈRE

Les sept conseillers fédéraux accompagnés du chancelier et du vice-chancelier, partis comme toujours d’Ostermundigen BE, ont ainsi débuté leur course d’école à un bout du canton, l’ancienne Chartreuse de la Lance, sur la commune de Concise, pour se déplacer ensuite en la Haute Combe. Arrivés sur le coup des dix heures, ils sont allés visiter le Musée d’Audemars Piguet ouvert l’an dernier au Brassus. C’est là que les ont rejoints les sept conseillers d’Etat vaudois, cette concentration fort inhabituelle d’élus se déplaçant ensuite pour l’apéritif et la rencontre avec la population au Centre Sportif du Sentier.

LE PERSONNEL DU CENTRE SPORTIF SUR LE PONT

Il avait été prévu dans un premier temps que cette traditionnelle rencontre avec la population ait lieu à l’extérieur, mais la crainte d’un orage avait poussé la Chancellerie fédérale à demander aux responsables du Centre sportif (CS) une solution de repli à l’intérieur, avec une jauge fixée à deux cent cinquante convives, répartis en tables de quatre. 180 Combiers ont eu la possibilité de venir à la rencontre de leurs autorités sur la pause de midi, bien encadrés par le personnel du CS.

ENTRE DEUX SYNDICS

C’est Stives Morand, syndic sortant, qui accueille les autorités, si nombreuses que les salutations officielles occupent une bonne partie de son propos. Olivier Baudat, qui vit sa première journée en tant que syndic, lui a cédé avec élégance cette place. En tant que présidente du gouvernement vaudois, Nuria Gorrite rebondit sur les exploits de la Nati et félicite les conseillers fédéraux pour leur gestion du défi sanitaire, comme Stives Morand l’a fait quelques minutes plus tôt: «On sait maintenant ce que peut faire une équipe de onze joueurs, mais nous avons découvert dans ce pays une équipe de sept, conseillers fédéraux. Bravo et merci!» Troisième et dernier élu à s’exprimer, le Président de la Confédération en personne.

LE BAIN DE FOULE

Vient le clou de cette journée pour la population combière. Les conseillers fédéraux mélangés à leurs homologues d’Etat prennent l’apéro aux tables, détendus et disponibles, sous la surveillance discrète de quelques policiers en civil, dans un grand moment de suissitude. Rien à voir avec la ville de Genève sous éteignoir deux semaines plus tôt à l’occasion de la venue des présidents russe et américain. Rapidement levés, les Sept sages communient avec la population et se prêtent de toute bonne grâce aux inévitables selfies. Celui auquel tout le monde veut accéder, c’est Alain Berset. Le ministre de la Santé, aux avant-postes de la lutte sanitaire, est en effet incroyablement populaire. En coulisses, il se dit que ce combat l’éreinte. Un coup de chapeau à Simonetta Sommaruga, accompagnée de Cesla Amarelle, laquelle a choisi de s’extraire de la foule pour prendre place à la table de Carole Harlé, nouvelle municipale de L’Abbaye et de ses enfants, babillant pendant une vingtaine de minutes.

DÎNER DANS LE RISOUD

Il est déjà l’heure pour les prestigieux visiteurs de quitter le Centre Sportif pour le Risoud, où ils mangeront en petit comité (vingt personnes en tout et pour tout) au Chalet Capt. A 15h30, ils ont franchi le col.

La course d’école des conseillers fédéraux s’est poursuivie dans le Pays d’Enhaut, une autre région périphérique du Canton puis le lendemain sur le Léman. Dès le lendemain soir, les ministres étaient de retour aux affaires, notamment celle de la Défense, Viola Amherd, à Saint-Pétersbourg pour voir la fin du rêve helvétique à l’occasion de l’Eurofoot.

Cela faisait trente-deux ans (sous Jean-Pascal Delamuraz) que la Vallée de Joux n’avait plus reçu une délégation officielle du Conseil fédéral.

A l’heure des réseaux sociaux, celle-ci aura marqué les esprits par sa simplicité et sa relative discrétion, même auprès des locaux. La Suisse reste la Suisse et La Vallée reste La Vallée.

Des élèves de l’Ecole technique ont offert un cadeau à chaque conseiller fédéral et chaque conseiller d’Etat: une plume métallique à écrire de couleur rouge gravée à leur nom. Six cents heures de travail ont été investies. Ici, les élèves en compagnie d’Alain Berset.
Parmi les cadeaux offerts par les Combiers à leur prestigieux visiteurs, une pendule Atmos.

ILS ONT DIT:

«J’ai beaucoup d’amis à La Vallée, dans l’horlogerie ou de l’armée, mais pas seulement. Ma commune de Bursins possède également trois alpages sur votre territoire. C’est une belle région pour passer des vacances, très diverse; comme le Pays d’Enhaut que nous visiterons tout à l’heure, ce sont des régions excentrées, vivantes, où les gens sont fiers de leurs traditions.

Il n’y a rien qui remplace le contact direct avec la population et cela nous a manqué l’an dernier, à mes collègues et à moi. J’ai placé mon année de présidence sous la volonté d’aller à la rencontre de la population, d’essayer de comprendre comment ils vivent la crise, quelles sont les solutions, peut-être les erreurs que nous avons commises. Ces contacts directs avec le terrain sont d’une valeur inestimable. Nous cherchons des solutions globales, mais chaque région est diverse et a ses défis, comme chaque profession, du reste. Il est important de sentir comment nous avons géré cette crise.

Les échanges hors séance du Conseil fédéral sont importants pour soigner entre nous les relations humaines. On peut parler de tout, après six mois difficiles, on peut plaisanter, sans stress. La pandémie nous a rapprochés, renforcés au sein du collège gouvernemental.» Guy Parmelin

«Alain Berset est mignon. Il prend de bonnes décisions. Dernièrement, celle d’enlever les masques, par exemple.» Zélie Harlé, écolière

«Choper un selfie avec Alain Berset, ce serait bonnard. Le Conseil fédéral, ce n’est pas souvent qu’on a l’occasion de le voir.» Paul Croisier, gymnasien

«On a vu Alain Berset à la télé, depuis une année, nous parler du corona et tout ça. J’avais envie de le voir. » Gini, écolier

«Avoir les sept conseillers fédéraux ici à la Vallée de Joux, ça n’arrivera qu’une seule fois. Cela permettra, on espère, aux conseillers fédéraux de nous situer sur une carte en entendant à nouveau parler de notre région.» Christophe Bifrare, syndic

«Une grande émotion, en tant que citoyen de la commune du Lieu. Je tenais absolument à voir notre Conseil fédéral. Je trouve cela extraordinaire qu’on puisse rencontrer notre gouvernement dans une ambiance aussi décontractée. Au Royaume-Uni et en France, ce serait impossible.» Bill Muirhead, entrepreneur

«C’est un honneur pour la Vallée de Joux. C’est une belle image et peut-être aussi une belle reconnaissance. C’est une manière pour notre région de fêter nos institutions.» Sébastien Cala, député

«Cette visite met en avant la région. Guy Parmelin a reçu un courriel officiel d’invitation de notre part. Il n’a pas pu répondre présent, mais il a apprécié l’investissement des collaborateurs pour mettre en place la vaccination. Nous espérons qu’il pourra nous rendre visite officiellement ces prochains mois… accompagné d’Alain Berset.» Surennaidoo Naiken, directeur médical du Pôle Santé

Nuria Gorrite, présidente du gouvernement vaudois, Olivier Baudat, syndic du Chenit, Ignazio Cassis, ministre des Affaires étrangères, Guy Parmelin, Stives Morand, syndic sortant.
Cesla Amarelle et Simonetta Sommaruga ont pris le temps d’échanger avec les enfants de Carole Harlé, municipale à L’Abbaye.
A l’heure de partir, le président de la Confédération Guy Parmelin s’est essayé au rôle de chef de fanfare.
Félix Morand, Pascal Broulis, ministre vaudois des finances et Ueli Maurer, son homologue au niveau fédéral.