Les juniors jusqu’à vingt ans reprennent le sport collectif, les adultes dans l’expectative

Les nouvelles données sanitaires sont claires

Qu’en est-il des incidences concrètes des mesures d’assouplissements entrées en vigueur ce lundi pour les clubs de sport combiers ? L’exemple de trois d’entre eux.

Les nouvelles données sanitaires sont claires: les moins de vingt ans peuvent reprendre la pratique de leur sport collectif. Toutes les restrictions ne sont pas levées pour autant. Les matches auront lieu sans public, comme chez les pros et les jeunes sportifs porteront le masque dans les espaces intérieurs. «Plusieurs de nos juniors entre quinze et dix-huit ans deviennent impatients et se réjouissent de reprendre les entraînements!» s’enthousiasme Stéphane Rochat, leur entraîneur de handball. Ce dernier rappelle son souci que les mesures sanitaires restantes soient bien appliquées. Et de citer la désinfection des mains, l’arrivée à la salle directement en tenue de sport (les vestiaires restent fermés) et le non-mélange avec les autres équipes. De fait, deux équipes de jeunes handballeurs, une de filles, une de garçons, reprennent les entraînements cette semaine.

Pas tant de changements que ça…

Chez les volleyeurs du VBC Vallée de Joux, les assouplissement du 1er mars ne changent pas grand-chose. Au niveau des clubs, ce sport de salle se pratique en effet, en principe, après la fin de la scolarité obligatoire. «Notre limitation tient au nombre de juniors M20 que nous avons. Ceux-ci se comptent sur la poignée d’une main», indique le président David Pousset. «Cas échéant, nous redémarrerons avec eux la semaine prochaine.» Chez les footballeurs, pas de révolution non plus. Les M16 se sont déjà entraînés en salle tout l’hiver. L’école de foot, les samedis matin, a même profité de la sous-utilisation des locaux du Centre sportif, à certaines heures, pour y amener ses juniors C et E (environ M14 et M10). «C’est pour les actifs que nous sommes dans l’attente…», résume Anthony Magnin, porte-parole du FCVJ.

Le championnat de volley déjà annulé, celui de foot tronqué

Quid des adultes, justement ? «On est plutôt positifs sur une reprise prochaine du championnat. Les messages de l’Association suisse de football (ASF) vont dans ce sens», indique Anthony Magnin. «Nous sommes juste dans l’attente d’un concept sanitaire de sa part. Tant qu’on a rien, on ne bougera pas. » Si l’ASF n’a pas encore publié de concept de protection, elle a tout de même mis en place trois scénarios pour la fin du championnat.

Les équipes de quatrième ligue, où milite le FCVJ, ont toutes des matches en retard depuis l’automne dernier et il faudra d’abord terminer ceux-ci. Le deuxième tour risque ensuite d’être écourté avec un système de poules à six équipes qui chacune joueront les cinq autres. Et si le championnat des actifs reprend tard, en mai par exemple, les finales passeront à la trappe. Mais c’est toujours mieux que les volleyeurs! SwissVolley a en effet décrété une saison blanche déjà en début d’hiver avant de laisser la porte ouverte à la possibilité de matches amicaux à bien plaire – possibilité finalement annulée la semaine dernière. «Nous allons attendre le printemps pour proposer quelque chose s’il fait beau et chaud», résume sobrement David Pousset. Et par «quelque chose», il faut entendre des matches en extérieur, comme au Rocheray ou aux Bioux ou en intérieur, contre des équipes de plaine et en dehors de toute officialité.

Une nouvelle saison hors normes

Pour finir, les handballeurs se situent entre deux. La Fédération Suisse de Handball a sondé tous les clubs pour connaître leur intérêt à reprendre le championnat de début avril à mi-juin. Le HBCVJ a répondu par l’affirmative et attend la suite des instructions. Dans tous les cas de figure, le sport collectif bouclera, à fin juin prochain, une nouvelle saison pas comme les autres.

Les « demi-entraînements » convaincront-ils ?

« D’ici une dizaine de jours, si la météo reste clément, nous pourrons retourner théoriquement sur le terrains de football, par groupe de cinq et sans contact », informe Anthony Magnin. Sauf qu’à La Vallée, l’obstacle tient des conditions météo. «C’est vrai», concède le porte-parole du club, lui-même actif au sein de la première équipe. «Le terrain est pour l’heure impraticable, mais cette année s’annonce plus favorable que d’autres.» La crainte vient ici plutôt de la motivation des joueurs: «Les jeunes des première et deuxième équipes seront sans doute partants pour cette formule uniquement physique et en petits groupes. Les anciens, comme moi? C’est à voir…», évoque-t-il.