Conseils communaux : les recruteurs encore loin du compte

Communes du Lieu et de l’Abbaye

Les sièges vacants des municipalités seront repourvus à L’Abbaye et au Lieu. Pour les Conseils communaux, en revanche, il manque encore un tiers des effectifs à cinq jours de la date-butoir pour le dépôt des listes.

«On n’arrivera peut-être pas dans les temps.» Ainsi résume-t-on la campagne de renouvellement des autorités communales dans les deux communes de L’Abbaye et du Lieu. Dans la première, vingt-quatre citoyens s’étaient portés candidats mardi à midi, à l’heure de boucler cette édition de votre FAVJ – et parmi eux, on comptait trois candidats à la municipalité. Il faut comparer ce chiffre aux quarante sièges à pourvoir, plus les viennent-ensuite, à savoir les citoyens qui seront appelés, cas échéant, à remplacer des conseillers partants en cours de législature. On est donc loin du compte.

Le contact personnel irremplaçable

Luc Berney, président du Conseil communal de L’Abbaye et à ce titre, chargé du renouvellement du législatif, évoque les conditions particulières de ce recrutement: «Plus rien ne s’est fait depuis la mi-décembre, cette rentrée est l’occasion de nous y remettre et de relancer les conseillers sortants qui ne se sont pas encore inscrits. C’est surtout dans le contact personnel qu’on persuade les gens de s’engager. Or les mesures sanitaires ne facilitent vraiment pas le porte-à-porte, quand il faudrait aller sonner chez les habitants, avec la liste et un stylo préalablement désinfecté…»

Un gros effort qui ne paie pas encore

De l’autre côté du lac, son homologue Caroline Penseyres se démène depuis quelques mois avec les mêmes défis et un résultat analogue à quelques jours de l’échéance pour le dépôt des dossiers de candidature: vingt-six citoyens du Lieu se sont portés candidats, sur un même objectif (quarante conseillers, plus sept suppléants). «Nous pourrions fonctionner avec un Conseil communal à trente-cinq. C’est le plancher. En-dessous, une élection complémentaire devrait être organisée», commente la présidente du législatif. De fait, la plus petite commune de La Vallée maintient son barème de quarante conseillers communaux. La loi vaudoise lui permettrait de descendre à vingt-cinq.

Caroline Penseyres imagine que des noms puissent être portés spontanément par les électeurs sur les listes, faisant de ceux-ci des candidats de fait qui pourraient être sollicités lors d’un deuxième tour.

Municipalités

Du côté des exécutifs, en revanche, la repourvue paraît assurée. A L’Abbaye, deux candidatures ont été enregistrées pour les deux sièges de municipaux vacants et même peut-être une troisième. «Nous n’aimons pas trop les élections tacites où le nombre de candidats équivaut au nombre de sièges. Nous préférons que la population ait le dernier mot», commente Luc Berney.

Du côté du Lieu, Bernard Rochat et Pierre Bourqui se retirent. Un conseiller communal s’est d’ores et déjà présenté pour la municipalité. Et l’on attend un second candidat.

Autant de tours que nécessaire

Un scénario doit encore être envisagé, celui où, après un premier et même un deuxième tour, l’on ne trouve pas suffisamment de conseillers communaux. Le fait que cela ne se soit jamais produit n’est pas une garantie de succès cette année. La Préfecture du Nord Vaudois indique simplement qu’il faudrait alors organiser des tours supplémentaires, en deuxième moitié d’année, jusqu’à élire le nombre minimal de conseillers pour que l’organe puisse fonctionner. En at- tendant, les recruteurs continuent de «gratter les fonds de tiroir». Par ailleurs, il semble que dans les 73 communes du district, les inquiétudes combières ne soient pas partagées.